L’extraction de l’or en Gaule
Les recherches archéologiques de ces trente dernières années ont permis de documenter les techniques d’extraction de l’or en Gaule. L’or que l’on rencontre en gisements primaires (or en roche), comme en gisements secondaires (dépôts alluviaux et placers), a été recherché par les Anciens, essentiellement à l’âge du Fer, mais aussi au Bas Empire romain. Les mines d’or en roche gauloises ont été exploitées en carrière depuis la surface avec des prolongements souterrains pouvant atteindre 40 m de profondeur. Dans les mines d’or en alluvions qui couvraient de larges surfaces, il s’agit de travaux superficiels peu profonds, exploités grâce à la force hydraulique. On retrouve ces districts miniers aurifères essentiellement dans le Massif Central (Limousin, Auvergne), mais aussi dans l’ouest des Pyrénées (Pays Basque). La découverte de districts miniers inédits en Gaule et ignorés des auteurs anciens, a révélé de nouveaux territoires occupés par une population et une économie non prises en compte dans l’Histoire jusqu’alors. De plus, les vestiges miniers étant pour une grande partie à ciel ouvert, ils ont eu un impact important dans le paysage, tant sur les terres exploitées que sur les ressources en bois et en eau. Ces deux types d’extraction font appel à des chaînes opératoires distinctes dont nous évoquerons les différentes étapes restituées par les recherches de terrain, ainsi que les données socio-économiques qui en découlent.
Béatrice Cauuet - Archéologue – Chercheur au CNRS