CONFÉRENCE « LES MINES D’OR »

L’extraction de l’or en Gaule

Les recherches archéologiques de ces trente dernières années ont permis de documenter les techniques d’extraction de l’or en Gaule. L’or que l’on rencontre en gisements primaires (or en roche), comme en gisements secondaires (dépôts alluviaux et placers), a été recherché par les Anciens, essentiellement à l’âge du Fer, mais aussi au Bas Empire romain. Les mines d’or en roche gauloises ont été exploitées en carrière depuis la surface avec des prolongements souterrains pouvant atteindre 40 m de profondeur. Dans les mines d’or en alluvions qui couvraient de larges surfaces, il s’agit de travaux superficiels peu profonds, exploités grâce à la force hydraulique. On retrouve ces districts miniers aurifères essentiellement dans le Massif Central (Limousin, Auvergne), mais aussi dans l’ouest des Pyrénées (Pays Basque). La découverte de districts miniers inédits en Gaule et ignorés des auteurs anciens, a révélé de nouveaux territoires occupés par une population et une économie non prises en compte dans l’Histoire jusqu’alors. De plus, les vestiges miniers étant pour une grande partie à ciel ouvert, ils ont eu un impact important dans le paysage, tant sur les terres exploitées que sur les ressources en bois et en eau. Ces deux types d’extraction font appel à des chaînes opératoires distinctes dont nous évoquerons les différentes étapes restituées par les recherches de terrain, ainsi que les données socio-économiques qui en découlent.

Béatrice Cauuet - Archéologue – Chercheur au CNRS

Conférence les druides à travers le temps

Le musée continue le cycle « gaulois » et vous propose une conférence sur « les druides au cours des âges » présentée par Pierre OUZOULIAS, cheminant parmi les druides depuis 15 ans.
» Présentation des DRUIDES (philosophes & détenteurs de savoir) : leur rôle sociétal, leur repli suite à l’invasion Romaine & leur survivance en Angleterre au sein de la royale sociéty dit » les antiquaires » du TRINITY COLLEGE d’Oxford. 1717, scission du collège et résurgence officielle entre les « néo » DRUIDES et la Franc Maçonnerie. Le panthéisme et l’antique clairière d’Oxford (mont AEMUS), avec sa référence historique, nous ramène au racine pré CELTIQUE. Présentation d’hommes clés comme John AUBRAY, John TOLLAND et Pierre DESMAISAUX. »

Conférence « Le Gaulois dans les arts : image et réalité historique »

Le Gaulois tel qu’il s’est figé dans notre imaginaire collectif est issu d’un héritage qui voit ses premières constructions durables au début du XIXe siècle. Incarnation du peuple français, il devient un sujet – presque – inédit sous la plume d’historiens qui cherchent à révéler les « vraies » origines de l’histoire de France. La génération romantique s’en empare également, et fait entrer quelques personnalités gauloises, parmi lesquelles Vercingétorix, dans le panthéon des héros. Malgré des tentatives réelles de vérité historique, tant dans les écrits que dans les productions artistiques, l’image qui se fixe progressivement dans les esprits reste largement décalée, au profit d’une certaine efficacité. Simplifiée jusqu’au stéréotype, stigmatisée autour de l’image de l’ancêtre, cette représentation fantasmée connaît une diffusion pérenne toujours présente aujourd’hui.
Oriane Hébert, attaché de conservation au musée du Pays d’Ussel

 

Conférence « sorcier et sorcières en milieu rural »

Dernière conférence du cycle sur la sorcellerie vendredi 26 octobre à 20h30 par Hugues Berton - chercheur en ethnologie, président SEREST avec qui nous avons collaboré pour la réalisation de l’exposition « Y croyez-vous? Sorcellerie et guérison ».

On ne devient pas sorcier par sa volonté propre. Un signe particulier désigne l’individu apte à exercer cette fonction. Plus de détails concernant cette conférence ici.

RDV salle de conférence du Pôle Culturel Clau Del Pais - Meymac.

Tarifs : 5€ par personne / 3€ adhérents AFMV.

Renseignement : 0555951915

affiche conférence Berton sorcellerie

Conférence « les chamanismes d’hier à aujourd’hui »

Par Danièle Vazeilles

Des points communs existent entre tous les systèmes religieux alors que leurs idéologies diffèrent sur des concepts centraux : par exemple, l’imperfection du monde et des dieux pour les chamanismes ancestraux. Pour comprendre, il faudrait prendre en compte leurs points communs et surtout leurs différences.

Cette conférence, accompagnée d’une projection powerPoint de 25 illustrations, a insisté sur les différences entre les croyances de base du chamanisme et celles du christianisme. Selon les peuples à chamanes, les « Esprits », tous ambivalents et dangereux, participent du « pouvoir magique » existant à l’état diffus dans la nature (le Wakan des Sioux).

Le cosmos chamanique comporte au minimum trois espaces-temps : sur terre, sous terre et l’espace céleste. L’univers est conçu comme une sorte de continuum aux frontières floues entre les espèces animées, inanimées et spirituelles, entre les phénomènes physiques et métaphysiques.

Selon l’idéologie chamanique de type animiste, les personnes humaines et animales possèdent des qualités internes semblables, en rapport direct avec la substance spirituelle de l’Univers. D’où la croyance en une « parenté cosmique » entre tout ce qui forme l’univers impliquant que l’Alliance des Etres de l’autre monde avec les humains soit périodiquement renouvelée pour maintenir en équilibre harmonieux toutes les choses de l’univers. Les Sioux concluent les rituels en affirmant « Mitakuye oyasin - nous sommes tous parents ».

Pour combattre l’adversité, le chamane en compagnie de ses esprits auxiliaires « chasse les âmes » pour s’emparer d’une (ou de plusieurs) des âmes composant les êtres et les choses et utiliser leur force vitale.

On devient chamane à la suite d’une élection par les Esprits, d’un engagement dans une quête volontaire pour les rencontrer, ou par héritage en étant choisi par l’âme d’un parent chamane défunt.

Pour communiquer avec les Esprits, le chamane entre dans un état modifié de conscience (EMC) en s’astreignant à des pratiques ascétiques, ou parfois en utilisant des produits hallucinogènes, pour induire un état chamanique censé permettre de mieux « entendre, sentir et voir les autres réalités ».

Le chamane, personnage transgresseur, cumule les fonctions : à la fois chasseur, guerrier, danseur, musicien, artisan, guérisseur par les plantes, docteur, devin, prêtre et prophète, savant de sa société, chef religieux, chef civil, chef de guerre.

Etre mi-humain mi-animal, homme/femme ou ni homme ni femme, il est capable d’aller chez les morts, chez les Esprits et d’y avoir un conjoint surnaturel, et surtout d’en revenir.

Ses capacités subversives – puisqu’elles transgressent les normes sociales et transcendent les limites catégorielles où sont d’ordinaire enfermés les humains – apportent la preuve qu’il entretient des alliances et des échanges avec les Etres des Autres Réalités, la preuve des pouvoirs que ceux-ci lui ont accordés pour assurer la survie et l’intégrité de sa société en innovant face à l’adversité.

Les chamanismes anciens ont perduré car les chamanes, individus charismatiques à forte personnalité, ont su innover et compenser les pertes culturelles – l’acculturation de leur peuple – en modifiant la richesse symbolique de leur groupe pour l’adapter aux autres idéologies en présence.

Quant aux formes nouvelles des chamanismes contemporains, elles s’inscrivent plus dans la mouvance ésotérico-mystique actuelle (réactivée à partir des années 1960/70) qui regroupe les groupes néo-païens (associations druidiques, groupes Asatru scandinaves, sorcières Wicca, etc.) et les réseaux New Age et du DPH-Développement du potentiel humain, que dans une filiation directe avec les chamanismes ancestraux. Et ces nouvelles pratiques chamaniques ont été réduites à des techniques de recherche individuelle de mieux-être.

Conférence « Est-il si déraisonnable de croire? »

La croyance a mauvaise presse et pourtant elle est partout. On prétend la réduire voire l’éliminer, elle résiste. Elle penche du côté de l’irrationnel, donc de l’archaïque pour certains, cependant elle ne se laisse pas facilement supplanter par la raison, la démonstration et l’enquête rationnelle. Pouvons-nous d’ailleurs nous satisfaire du savoir, d’un savoir nécessairement parcellaire et limité ?

Par Sébastien Perret, professeur de philosophie.

Vendredi 14 septembre à 20h30

Salle de conférence du Clau Del Pais à Meymac.

Tarif 5€ / 3€ adhérents AFMV

Conférence « Magie et sorcellerie en Limousin » par Maurice Robert

Aussi loin que l’on remonte dans le temps, magie, sorcellerie et « guérissage » naissent à la croisée des chemins. Que nous importent la foi et le crédit qu’on leur accorde, on ne peut les nier. Ces pratiques, parfois étranges, suscitent des comportements souvent étonnants, éveillent un intérêt qui n’a de frontière, ni la lisière entre la ville et les champs, ni les décennies, ni les siècles qui séparent les générations.

Maurice Robert, ethnologue, a collecté et recueilli pendant plus de vingt ans d’écoutes et de patientes recherches auprès de gens plutôt discrets sur le sujet, des informations et des témoignages pour décrypter le sens et la signification de pratiques obscures et secrètes.

Conférence vendredi 10 août à 20h30 à la salle de conférence du Clau del Pais à Meymac.

Tarif 5€, 3€ pour les adhérents de l’AFMV

Conférence « Chamanismes d’hier à aujourd’hui »

Par Danièle VAZEILLES, anthropologue.

VENDREDI 27 JUILLET A 20h30 au Clau del Pais- Meymac

Les chamanismes contemporains sont aujourd’hui à la mode pour lutter contre le stress et le mal-être. Quels rapports entretiennent-ils avec les formes traditionnelles ancestrales qui présentent une vision résolument animiste du monde et de la nature ? L’utilisation de substances hallucinogènes est-elle inhérente aux chamanismes ? Le chamanisme, une des plus vieilles religions ? Celle des peuples chasseurs-cueilleurs, de la Sibérie au continent américain en passant par l’Europe du Nord ? En quoi les chamanes sont-ils différents des sorciers et des guérisseurs ?